FOLKLORE, LÉGENDE ...

Les sobriquets des gens du cru sont quelquefois bizarres mais toujours sympathiques ! Le surnom de Baudet sied bien à Bertrix.

Les traditions se perpétuent tantôt sous forme d’une chapelle où faisaient halte les «scailtons» (terme wallon donné à l'ouvrier ardoisier) sur le chemin de leur travail à l’ardoisière mais aussi par des fêtes telles que la Saint-Hubert et la traditionnelle bénédiction des chevaux et des chiens, la Sainte-Barbe, patronne des ardoisiers et des mineurs…sans oublier la Saint-Remacle ! Les fêtes locales, elles aussi gardent leur charme d’antan.

A l’entrée de Bertrix, à hauteur du carrefour des Corettes et de sa zone commerciale, une œuvre de Jean-Paul DELLER attire l’attention : trois énormes fers entrecroisés. Parcourant la cité de l’ardoise, vous remarquerez ces « Trois fers » à de multiples endroits : la Place principale au centre a été dénommée « Place des Trois Fers » lors de son inauguration le 29 mai 2004.

Ces trois fers sont ceux d’un baudet (qui bien sûr en possède 4 !). Mais le chiffre 3 rappelle l’époque où BERTRIX, tout en ayant déjà la même configuration qu’actuellement, n’était pas une seule bourgade mais trois villages distincts, chacun portant le nom de Bertry.
On ne disait pas alors « Aller à Bertrix » mais bien « Aller aux Bertrys ».

On retrouve la configuration des lieux en parcourant les Quartiers de Renaumont (dans la direction d’Auby), de Bohémont et de Burhaimont (en direction de la N89).
Le quatrième qui apparaîtra plus tard est le quartier du Culot.

Trois villages, trois bourgmestres ou « Mayeurs » qui, à la fin du 18ème siècle, sous l’occupation autrichienne affichent une solide résistance. C’est de cette époque que date « L’Académie des Baudets », dite « Société Littéraire et savante » dont les membres,  au-delà des études historiques sur la bourgade et la région, profitaient pour railler l’occupant sous forme de saynètes et de rassemblements quelque peu anarchiques.

Les trois mayeurs refusèrent obstinément de payer les taxes réclamées par les autrichiens.
Après maintes et maintes injonctions, le Gouverneur lança aux dirigeants de la bourgade « Vous êtes de vrais Baudets », en référence à l’opiniâtreté des bourgmestres.

Ce terme restera et connaîtra une reconnaissance officielle avec l’autorisation de placer les trois fers sur les couleurs de la Ville que sont le rouge et le vert.

Une chanson consacre cette partie d’Histoire. En voici la dernière strophe…

La chanson des Baudets :

« Du temps passé quand les impératrices» 
« Voulaient du lait d'ânesse pour s'y baigner» 
« Toutes les bourriques qui servaient à cet office» 
« On venait de Rome pour les acheter à Bertrix»
« Mais le plus célèbre des baudets, nom d'une pipe»
« Celui qui est aujourd'hui  bien sûr au paradis» 
« Celui qui a conduit notre Seigneur en Egypte» 
« C'était un baudet de Bertrix, c'était un baudet de Bertrix»

Folklore

  • Tradition des grands feux destinés à enterrer l’hiver
  • Kermesses locales et villageoises
  • Saint-Hubert et bénédiction des animaux
  • Sainte-Barbe, Patronne des ardoisiers
Confrérie des Scailtons

Confrérie des Scailtons


B-6880 Bertrix
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